Une journée d’étude sous le thème : La gestion terretoriale et COVID 19 : Quelle articulation pour l’Essaouira

LeCentre International de Recherche et de Renforcement de Capacités (CI2RC) en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté et la commune d’Essaouira,

, la commune d’Essaouiraont organisé une journée d’étude sous le thème : La gestion territoriales et le COVID-19 : quelle articulation pour la ville d’Essaouira. Cette rencontre vise à lancer des débats avec la gestion territoriale, les services externes, la société civile et autres acteurs sur les efforts déployés dans la villed’Essaouira pour la gestion de la crise sanitaire durant la période du confinement ainsi que pour la période post-crise surtout pour la relance économique et sociale de la ville.

Dans un premier temps, la présidente du centre internationale de recherche et de renforcement des capacités KAHIME Kholoud a présenté la situation épidémiologique de COVID 19 à l’échelle internationale, nationale, régionale et celle d’Essaouira tout en mettant le point sur la nécessité de la bonne communication avec le citoyens et l’adoption d’une gestion intégrée, flexible et participatives de l’ensemble des parties prenantes.

 

La crise sanitaire a un effet confirmé sur les ressources de l’État. Un net recul des recettes a été enregistré au mois de mai 2020. De même, le déficit budgétaire s’est nettement aggravé au titre des cinq premiers mois de l’année. C’est ce qui ressort de l’intervention du trésorier provincial d’Essaouira monsieur SEBTIRI Hassan. Le trésorier a présenté les chiffres de déficit des recettes et des dépenses de la région d’Essaouira qui dépend en grande partie du tourisme, un secteur très touché par la pandémie. Le trésorier a montré que les investissements des collectivités locales constituent un élément fondamental de la gestion économique des territoires, cette pandémie a dégradé le budget de fonctionnement des collectivités qui aura un impact sur le budget de l’investissement. Il a présenté les deux grands axes de budget de la commune d’Essaouira tout en démontrant la dépendance vis-à-vis de des ressources liée au tourisme à savoir la taxe de séjour, la taxe de débit de boisson et les taxes communales.

Le trésorier a complété son analyse tout en démontrant que l’activité touristique en pause à Essaouira a généré un surcout et un déficit de près 3 millions de dhs .

 

Dans son intervention intitulé : les principales interactions de la ville d’Essaouira avec la pandémie COVID-19, Meriem AIT OUFKIR de l’agence urbaine a présenté un article qu’elle a soumet pour la publication dans une université italienne qui a remporté un prix. Il s’agit d’une étude sur la vie à Essaouira avant, pendant et après le confinement. L’auteur a raconté les expériences de la population par apport à la solidarité entre les habitants, par apport à la relation avec les animaux de compagnie qui ont été affecté également par la fermeture de restaurants et des snacks, la principale source de nutrition. Elle a également raconté l’histoire des touristes étrangers bloqués dans la destination après la fermeture de frontières et les actions de la solidarité de la population avec eux.

 

Dans son intervention sous le thème : Les ramifications et vestiges socio psychologique de la pandémie de COVID-19, le directeur de la commune d’Essaouira Khalid LAAOUANE a rappelé que cette crise a eu des effets néfastes sur la psychologie des personnes, des effets allant du stress, de la panique de la peur et des troubles de sommeil. Le confinement à Essaouira a eu un impact psychologique global sur la population connue par le calme et la tranquillité. Le directeur de la commune a montré que la pandémie COVID-19 a causé une certaine psychose chez les familles à Essaouira surtout les familles pauvres et qui vivent dans des conditions désastreuses. Cette crise a montré que le social peut être un déclencheur pour une solidarité dans la société, en effet pendant le confinement la commune d’Essaouira a pris l’initiative de loger les sans-abris dans la salle couverte pendant une période de deux mois. Le directeur de la commune s’interroge sur leur sort après le confinement surtout qu’ils sont en nombre important et qu’ils contiennent des enfants et des personnes âgées.

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